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Extrait de l’intervention d’Emmanuel PRIOU à l'occasion de la table ronde « la production audiovisuelle », FIFO
2007
. Source :
www.ica.pf
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« Le métier de producteur est un métier à part entière, que l’on
apprend sur le tas à force de travail, de rencontre, d’expériences.
Je ne crois pas qu’un seul homme puisse tout faire. »
La problématique est levée. En Polynésie, la plupart des sociétés de
production sont unipersonnelles. Les professionnels de l’audiovisuel
sont à la fois producteur, réalisateur et technicien. La création
documentaire est marginale, la plupart de société de production
vivant de la fabrication de films institutionnels ou d’émissions de
télévision. L’envie de produire du documentaire est forte, mais
aucune structure n’est spécialisée et chacun travaille dans son
coin.
Pour Emmanuel Priou, si les professionnels de l’audiovisuel
tahitiens souhaitent développer la production de documentaires de
création sérieusement, il faut qu’ils se rassemblent, que chacun se
spécialise dans son domaine de prédilection (production, écriture,
réalisation, image, son, postproduction) et qu’ensuite l’ensemble
de ces compétences se rassemble sur un seul et même projet. Seule
cette dynamique permettra aux producteurs océaniens de se hisser au
niveau de la production internationale et de pouvoir lutter à armes
égales. »
voir la suite...
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Définition
du rôle du producteur.
« Le producteur de l
‘œuvre audiovisuelle est la personne physique ou morale qui
prend l’initiative et la responsabilité de la réalisation de
l’œuvre. »
Le producteur « prend personnellement ou partage solidairement
l’initiative et la responsabilité financière, technique et
artistique de la réalisation de l’œuvre et en garantit la bonne
fin. » Source: Code de la
propriété intellectuelle (art.132-23)
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Après
avoir participé pendant trois ans, dans le cadre d'une association
de professionnels de l’Audiovisuel, dont ils sont aussi membres
fondateurs, à la reconnaissance de tous les métiers de l’audiovisuel
: producteur, réalisateur, caméraman, ingénieur du son,
infographiste, monteur, … les producteurs ont souhaité s’unir au
sein d’une nouvelle entité le 14 février 2007.
En
effet, partageant l'avis d'Emmanuel Priou (cf
interview),
il nous est apparu incontournable que les producteurs audiovisuel
s’unissent au sein du syndicat des producteurs audiovisuel de
Polynésie française (SPAPF), contribuant ainsi à la
professionnalisation de notre secteur d’activité.
Le
syndicat des producteurs audiovisuel de la Polynésie française,
représente quatre sociétés de production, employant onze salariés et
faisant appel à plus quarante prestataires de services chaque année.
Ces quatre entités se sont équipées, de 1984 à aujourd’hui, de neuf
unités de tournage, huit unités de post production, en HD, DVCPRO,
DVCAM et BETASP, et un studio de soixante mètres carrés représentant
un investissement de plus de cent cinquante millions de francs CFP,
et génèrent chaque année un chiffre d’affaire de deux cent vingt
millions de francs CFP.
Le
syndicat des producteurs audiovisuel de Polynésie française (SPAPF)
souhaite être une force complémentaire de propositions quant au
développement de l’industrie audiovisuelle et cinématographique en
Polynésie française.
Le
SPAPF est, d'autre part, membre de la
CGPME, partenaire de l’université
de la Polynésie française dans la mise en place de la
formation aux métiers de la production et de l’association
ACTION,
qui regroupe des jeunes ou futurs jeunes professionnels de
l’audiovisuel.
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