Mairai Sun, ministre des PME, rencontre les producteurs de Mascaret filmsLe ministre a reçu ce matin M. Ariel Askénazi et M. Fredy Lagrost, deux producteurs de la Maison de production MASCARET FILM, accompagnés de madame Christine Tisseau Giraudel du Syndicat professionnel de l’audiovisuel de Polynésie française (SPAPF).

Mairai Sun, ministre des PME, rencontre les producteurs de Mascaret films
Cette société de production métropolitaine est en pré-repérage en Polynésie (Huahine) pour la réalisation d’un téléfilm intitulé « une lubie de Monsieur Fortune », réalisé par M. Philippe Venault, et qui sera diffusé par France 2.

Il s’agit d’une adaptation du roman éponyme de Sylvia Townsend Warner, qui raconte une tentative de conversion au christianisme du peuple d’une petite île de Polynésie au début du XXème siècle par un missionnaire occidental, Vincent Fortune. L’auteur déroule la tentative de main mise de la culture occidentale sur la culture polynésienne avec force, humour et poésie.

Comme l’ont souligné les producteurs : « une fiction comme celle-là peut faire ressentir au public la tolérance nécessaire de peuples les uns envers les autres, et l’acceptation des diversités. »
Ils ont aussi indiqué qu’ils étaient très désireux de tourner en Polynésie française, avec des polynésiens, pour donner toute la véracité et la justesse nécessaires à la réussite de cette fiction, d’autant qu’il n’y a jamais eu de fiction diffusée en France, sur cette réalité historique.

Il a ensuite été question des conditions de tournage en Polynésie et de la nécessité de lever un certain nombre de difficultés d’ordre administratif.

Le ministre a été très attentif aux demandes des producteurs, et leur a assuré de son soutien dans leurs démarches administratives notamment. Il a poursuivi en indiquant que le ministère travaille activement à la mise en place d’une convention de partenariat entre le Pays et le Centre national de cinématographie (CNC) qui permettra, d’une part, aux producteurs locaux de bénéficier des dispositifs d’aides du CNC, et d’autre part, aux producteurs métropolitains de bénéficier des mêmes avantages lorsqu’ils réalisent un film en Polynésie.

Le ministre a d’autre part indiqué que cette convention s’inscrit dans une démarche plus large de développement de la filière audiovisuelle et cinématographique en Polynésie menée par le gouvernement. En effet, cette filière est très prometteuse en terme de création d’emplois et de retombées économiques, il est donc nécessaire de coordonner, et de planifier les actions du gouvernement dans ce domaine.